‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 20 sur 417 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

contraindre? Depuis quand ma mère me rend -elle victime de ses volootés?

GERMON

Vous me connaissez bien peu , si vous me croyez capible d'abuser de son aveu.

ROSE

Vous le voudriez en vain; c'est moi qui vous rassure.

GraMON, dÎMÎmoIjint.

Hademoiselle , il est inutile de feindre davantage. Madame Gerval a craint de vous imposer mi sacrifice au-dessus de vos forces, et elle sera enchantée de Tempire que vous avez sur vous.

ROSE

Quoi, monsieur, vous m'^|Mfouviez ?

GERMON

fen conviens, mademoiselle, et je vois avec plaisir combien cette épreuve était superflue.

ROSE, piouée.

Ah , VOUS m'éprouviez ,■ monsieur ; vous m'éprouviez !

GKftMON.

Oui, mademoiselle, et je vais jouir sans regrets (Tun bonheur que vous désirez si sincèrement.

ROSE, les larmes aux yeux.

Vous ferez bien, monsieur. Je vous proteste que je suis au comble de la joie.

GERMON

Je m'en aperçois, mademoiselle. Elle brille dans vus

3« LA MÈRE fefVALE.

yeux.* Rieù n'empêche plufs qae la noce se fa&se demain.

ROSÉ, éanglount.

Noh, sans doute Et j'y serai fj seiiri aussi

gaie

« Que dahs ce ftoment-ci , madenfdlsèlle ?

BUPORT, en ddion.'

Portez tout cela dans mon appartement.

ROS£, avec efifroi.

Ciel ! c'est mon oncle ! S'il me voit daâl Fétat dti

je stus.

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