SCENE XIL
Guidé par la nw, par la malignité.
AnÈLE.
rétais (levant ma glace. Je ne tiens pas à ma figure, vous le savez.
LUSSAN
Mais il est naturel de soigner sa personne. Nos sentiments pour nous; Textérieur pour les autres. Ils doivent savoir gré à des êtres tels que nous de vouloir bien descendre jusque là.
ADÈLE
Tai pour eux la condescendance d'être mise, coiOée conme tout le monde.
Et une glace devient un meuble nécessaire.
ADÈLE
Mon oncle a prétendu que je m arrêtais devant la loienne avec complaisance; que ma vanité rendait à ma figure un hommage secret ; que notre prétoidue sagesse n'est que l'orgueil d'attirer l'attention, d'occuper la renommée. La continuité , l'amertume de ses railleries m ont mise hors de moi.
LUSSAN, •*éerUiit.
Cest bien là ce qu'il voulait.
ADÈLE
Tai senti que j'allais répondre avec une vivacitt* peu respectueuse.
LUSSAN
Cest encore à cela qu'il comptait vous amener.
3ao JSS MEMNON FRANÇAIS.
ADÈLE
Je me suis contenue. Mais une aiguière m'est édiappée , et la glace a volé en éclats.
LUSSAN
Et comment être maître de soi, tracassé , tourmenté, torturé sans cesse par lui et ses affidés?
ADÈLE
Monsieur de Montbrun m'a raillée de nouveau spr ce prétendu mouvement de colère.
Croit-il que la sagesse nous rende impassibles?
A DÈLE.
Je nai pas répliqué; mais, en me tournant un peu brusquement, j'ai renversé ce joli nécessaire de vermeil....
LUSSAN
Ceci n'est qu un accident.
ADÈLE
Un pot au rouge a roulé sur le parquet.
LUSSAN
Et mon oncle en a tiré de nouvelles conséquences.
ADÈLE
Il veut que je paraisse quelquefois au salon , et il y a des jours oii je suis d'une pâleur! d'ailleurs, j'en mets si peu ! si peu !
LUSSAIC.
Y a-t-il plus de mal à avoir un peu de rouge sur la joue qu'un gant sur la main ?
ADÈLE
Que vous êtes bon , Lussan ; que vous êtes équi-