‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 218 sur 417 · SCÈNE XII. 3a · texte numérisé non relu

SCÈNE XII. 3a

€ntir à Justine , à vouloir m'armer contre un Mnme....

A D ok L E , «l*im àir àc satisActtoD.*

Vraiment, mon cousin!

LUSSAN

Mais , qu'est-^ que cela prquve ? Qu'humilies de otre supériorité , jaloux du calme inaltérable dont MIS commenciojis à jouir, les conjurés, sentant TimuissaUte de s'él«ver jusqu'à nous, visnlent nous faire escendre jusqu'à eux. ^

ADÈLE

Hé bien, cessons de les humilier; jls cesseront de ous poursuivre. Descendre Jusqu'à eux est de la géérosité, de la cmnpassion, et, lorsqu'à l'aide d'un omino l'on peut se mettre bien avec tout le monde, 'y a-t-il pas de la bizarrerie à refuser ^ le prendre our une heure ou deux ?

LUSSAN, avec force.

Vous brûlez d'aller au bal.

ADÈLE, avec dépit.

Et vous avez pris sur moi un ascendant que vous toussez jusqu'à la tyrannie. •

•LUSS^AN, fiûUiflMBt.

Moi, Adèle, moi!

Vous, monsieur, vous. Refuser de me donner la nain, n'est-ce pas me contraindre à rester ici, à manpier à ma parole, à me faire passer dans l'esprit de nadame d'Esté val pour une femme extraordinaire, extravagante ?

ai .

3^4 LES MEMNO» FRANÇAIS.

LUSSAN

Que VOUS importe Topinion des autres? {Tendrement,) Me voye^vous ambitionner d'autre estime que la vôtre ?

A D^.L£ ^ d*im toa cftreuant.

Ajoutez, par un peu de complaisance, aux sentiments ipie vous m'avez inspirés.

L n s s A F , ftTëe loffc*. .

Non, madame, non ,' bien decidéilient non^

4 ADJÏLE.

Hé bien, monsieur, je prends mon parti.

LUSSAir. t

Et lequel ? ^

ADÈLE

]e me passerai de vous.

Comment, madame.. !

ADÈLK.

Et je prierai le baron de vouloir bien m'accompagner.

LUSSAN, ayeecf!h>i.

Le baron , madame, le baron ! C'est de tous kl hommes celui que vous devez tnraindte le plus.

ADÈLE

Et la i^ison , s'il vous plaît?

LUSSAV.

Il est très-bien fait , madame.

ABÈLE.

Soit.

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