‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 232 sur 417 · H£LJ!NE · texte numérisé non relu

H£LJ!NE

Dans notre métier on n'en a jamais assez.

La vilaine chose que le service.

HÉLÈNE

Il est plus agréable d'être servi.

FRANCISQUE

Aussi , si je deviens maître....

HÉLÈNE

Que feras -tu?

FRANCISQUE

Je me servirai moi-même.

348 L'ORPHEUN.

Tu ne te plaindras de personne.

FRANCISQUE

Mais aussi personne ne se plaindra de moi. Si tout le monde pensait ainsi....

FRANCISQUE

Il n'y aurait ni maîtres ni domestiques , et chacun serait à sa place.

H £ li E NK.

Et de quoi viv/îons-nous ?

FRANCISQUE

Manque-t^n jamais avec des bras et du courage?

HiLÈNE.

U y a vingt ans que tu sers , et tu n'as pas eneore fait ces réflexions.

C'est qu'autrefois je n étais qu'un valet ^ et aujourd'hui je suis un homme.

( Ils vont et ▼iennoit «n préyiwnt le dcjenacr. )

Tu n'as pas à te plaindre du citoyen Dérîcoiirt.

FRANCISQUE

Non, certes.

HIÉLÈNE.

£t de sa femme ?

FRANCISQUE

Encore moins.

HÉLÈNE

Pour leur (îlle...

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