ACTE I, SCENE I
FRAVCISQUB.
Tout le monde l'aime, et on la servirait pour rien.
HÉLÈNE
Oui, tout le monde Taime, et je crois que Blinille^.
FKAlfCISQUB.
Que Blinville...
HiLilfE.
Pourrait avoir des projets...
PRAlf CI8QDK. .
Projets inutiles.
HÉLÈNB.
Tu crois cela ?
FRANCISQUE
Parbleu, si je le crois! Julien ne la quitte plot. Us n'ont jamais Tair de se chercher , et ils se rencontrent toujours.
Us ont été élevés ensemble.
FRANCISQUE
Et ils s'aiment sans le savoir.
Tu me fais frémir.
FRANCISQUE
Ah ! pourquoi ? Julien est pauvre en apparence ; mais il a l'estime de notre citoyen, et il la mérite; il est poli, spirituel, et joli garçon, ce qui ne gâte rien.
HiLÈNE.
Oui ; mais Julien ne connaît pas ses parents.
35o L'ORPHELIN.
FRANCISQUE
Aujourd'hui il n'en faut plus ; on est l'eniant de soi-même.
HÉLÈNE
A la bonne heure. Mais Blinville a une fortUD«: acquise, et il est aussi joli garçon.
FRANCISQUE
Le plus joli garçon est toujours le préféré.
HÉLÈNE
Et tu crois que le préféré c'est Julien ?
FRANCISQUE
Cela n'est pas douteux, et notre citoyen trouvei cela de son goût , car il est riche sans être fier , et bon..
HÉLÈNE
Sans être dupe.
FRANCISQUE
Est-on jamais dupe quand on fait le bonheur d^ ses enfants?
HÉLÈNE, détoamant U conTemfioa.
Finissons d'arranger tout. Blinville se lève matins il a déjà fait sans doute le tour du parc, et il va rentrer avec son appétit ordinaire.
FRANCISQUE
Je ne sais pourquoi je ne puis vous parler de Julien que vous ne changiez de conversation.
HÉLÈNE, embamasëe.
C'est toi qui en changes , puisqu'il ne doit être question en ce moment que du déjeuner.
FRANCISQUE
Tenez , Hélène, c'est une remarque que j'ai faiti^