ACTE I, SCENE I. 35i
fois, vous n'aimez pas Julien. C'est pourtant vous qui Tavez apporté ici à l'âge de deux ans; vous pleuriez en le présentant à notre citoyenne; elle pleurait en le recevant, et j'aurais pleuré aussi si elle ne m'eût irexxiroyé.
HÉLÈNE
Oh! tu vas me rappeler des choses que je sais mieux <lue toi.
FRAirClSQUE.
Sans doute vous les savez mieux que moi; voilà pourquoi, quand je vous en parle , vous prenez un ^irde mystère...
HÉLÈNE
De mystère? Et à propos de quoi?
FRANCISQUE
Que sais-je? Ecoutez donc, il pouvait y en avoir <1ans le temps. Notre citoyen passe en Amérique |x>ur recueillir une succession; il éprouve des difficultés; son absence dure trois ans, et à son retour il trouve...
HELENE, vWcmeot.
Un enfant malheureux que sa femme a recueilli.
FR ANCISQUE.
Je ne sais pourquoi mes idées reviennent aujourdliui là -dessus, car, depuis dix-huit ans, j'avais à peu près oublié tout cela. Il est toujours vrai qu'Adèle et Julien feraient un bien joli ménage.
H É L È N £ , dêtoumaiit encore U convenatiou.
Mais , Francisque , nous causons... nous causons... et nous ne pensons pas que le temps s'écoule.
35a L'ORPHELIN.
FRANCISQUE, timH M tMmtre.
Sept heures.
Et le citoyen Blinville ?
FRANCISQUE
Il est sûrement de retour de sa promenade. Je yàs voir s'il n'a besoin de rien. {Hgganbmi les taUes.) Tout me parait prêt.
HliLiNE.
Oh! tout absolument.
FRANCISQUE
Au revoir , Hélène.
HÉLÀNB.
Adieu, Francisque.