‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 244 sur 417 · JUI.IEN · texte numérisé non relu

JUI.IEN

£n auraîs-tu le courage ?

36(i L'ORPHELIN.

ADELE.

Ëh! n as-tu pas celui de m'affliger?

JlILIEHr.

Parle donc, mon Adèle; dis -moi, que dois -je faire ?

Te laisser conduire, cruel homme que tu es. Tu crains mes parents; mais Blinville est leur meilleur ami; il a leur confiance et la mienne; c'est à lui <{ue je parlerai. Incapable de feindre , je lui ouvrirai mon cœur. S'il me blâme, je rougirai pour la première fois de ma vie; s'il m'approuve, je lui confie le soin de. notre félicité.. Songe que ma mère t'aime autant que moi; que mon père t'estime, te considère...

JULIEN

S'ils résistent?....

ADÈLE

Alors je prendrai ta main, je te conduirai vers eiix, nous tomberons à leurs pieds, et je leur dirai : Voilà riiomme que j'ai choisi ; lui seul peut faire mon bonheur, et vous ne m'en séparerez pas.

JULIEN

Que ce moment est à ci^ndre !

ADÈLE

Non, Julien, non, il ne l'est pas. S'ils me refusaient aujourd'hui....

JULIEN

Je stM*ais banni , perdu, déshonoré.

ADÈLE

Rien de tout cela , mon ami. Un honnête Jiomnit*

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