ACTE I, SCÈNE XII
El qa*a9-tu entendu ? Voyons. *
FRAlfCISQUE.
Adèle embrassait son père , et Jnlléû était à ses genou.
HiLÈK£.
Qu'est-ce que cela prouve ?
FBAKCISQUK.
Qo^on les marie.
H li L È N E , ênvkt.
Te tairas*tu avec tes suppositions ?
FRANCISQUE
Je suppote à présent! et le notaire que je vais chercher... ^
HÉLÈNE
Cesl poto le mariage d'Adèle.
FRÀNCISOtlE.
Avec Julien.
HliLÈlf E.
Avec Blinville.
FRANCISQUE
Avec Julien, vous dis -je. Il remerciait le citoyen
Déricourt avec une tendresse, un fini , un
helAnb.
U l'associe à son coimneroe, et le notaire doit dresser Pacte de société.
francisque; éumné.
Bah!
HlÎLdtNE, le oontrefijMBt
Bah'! Adèle épouse BKnvilie; c'est une affaire arrangée de ce matin.
390 L'ORPHEUN.
FRANCISQUE
Blinvillet n'avait pourtant pas l'air de Tépouseur; il était debout devant la cheminée , la tête sur son coude , et rêvant je ne sais à quoi.
HÉLÈlfE. <
Mais tu écoutes , et tu observes avec une grande exactitude.
FRANCISQUE
Quand on écoute et qu'on observe, il n'en coûte
pas plus de bien entendre et de bien voir Si on
m'avait consulté, Adèle ne serait pas sa femme.
HÉLÈNE
On a eu très-grand tort de ne pas te demander ton avis. ^
FRANCISQUE
Vous croyez rire : si ceux qui nous emploient ont plus d'argeilt que nous , nous avons quelquefois plus de bon sens qu'eux, et l'un vaut bien l'autre. Tai pourtant bien de la peine à croire que je me sois trompé.
HIÉLÈNE.
Eh, mon dieu, que t'importe?
Je le saurai avant mon retour.
HIÊLÈNE.
Comment cela ?
FRANGISQU E.
Le notaire préparera le contrat , et je lirai par* dessus son épaule.
HELENE
Pars donc; c'est le moyen d'être plus tôt instruit.