SCÈNE VIL
La Citotenne DÉRICOURT, BLINVILLE.
BLINVILLE.
Je quitte Adèle et Julien ; ils souffrent , ils gémissent , et c'est vous qui faites leur malheur. Taurais cru que la mère la plus aimante et la plus respectable motiverait du moins un refus , qui sans doute est établi sur les raisons les plus fortes, mais que personne ne peut prévoir.
LA CITOYENNE OéRICOURT.
Vous ne pouvez les prévoir ; mais elles existent. Vbiis voyez mon état ; il est cruel : plaignez-moi , et n^exigez rien de plus.
4o^ L'ORPHEUN,
BLINVILLE.
Non , citoyenne, je ne m'en tiendrai pas à unec(mipassion stérile : permettez-moi quelques réflexions. Vous les supporterez , car vous les trouverez raisoDnables. Votre époux a consenti au bonheur de sa fille et d'un jeune homme que vous aimez tendrement. Peut-être le désir de vous plaire ra-l4l déterminé autant que mes instances. Le mariage est arrêté ; vos enfants se font un plaisir de vous l'annoncer eux-mêmes; ils viennent vers vous avec la confiance que leur inspirent un amour innocent et l'habitude de vos bontés; ils en espéraient une preuve nouvelle, et ils n'éprouvent qu'une sévérité sèche, repoussante, et qui ne persuade jamais.
;,A CITOTElfffE DÉRICOURT.
Je n'ai point de torts envers ces jeunes gens.
BLINVILLE.
Je le crois, je me plais à le croire. Mon estime me répond de vous , et vous la justifierez en expliquant votre refus avec la firanchise que vous devez à la mienne.
LA ClTOT£Nir£ DÉRICOURT.
Je ne le puis.
BLJNVILLE.
Citoyenne , il le faut.
LA CITOYENÎTE DERIGOtïRT, à p^t.
Us ne me laisseront pas un moment de repos.
BLIKVILLE.
Mon amitié vous paraît exigeante; c'est queHe