‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 321 sur 417 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

EMILIE, DURVAL, La CrroTEiniE THÉVENIN.

D U R V A L , avec cmpreMcmcnt.

J'allais chercher Thévenin ; je l'ai aperçu du coin de la rue, sérieux et pensif, contre son ordinaire. Je suis retourné, parce que j'aime mieux qu'il me rencontre ici. (^A la citoyenne Thévenin.) Citoyenne, je vous retrouve dans vos habits de deuil, et je n'aime pas cela. ( A ÉmUie. ) Ma tendre amie , vous êtes toujours rétive ; vous n'avez pas exécuté mes ordres. Ce sont vos affaires, je vous en avertis : vous avez signé ,^vous avez tacitement contracté l'obligation de me seconder. Quand j'aurai fait ce que j'aurai pu, nous verrons de qui viendront les fautes, et alprs, malheur à vous! je vous épouse impitoyablement, et sans rémission.

EMILIE, àta mère.

Ne t'ai-je pas dit que tu me ferais gronder, et que cet homme-là n'entendrait pas raison?

LA CITOYENNE THÉVENIN

Alî ça, mon cher ami, il y a quelque temps que jt* me prête à des saillies à peu près inintelligibles: j^ospère que vous vous expliquerez.

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