‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 331 sur 417 · THÉVENIN, EMILIE · texte numérisé non relu

THÉVENIN, EMILIE

EMILIE

Eh, te voilà, mon bon ami ! Que je t'embrasse pour les absences passées, et pour celles que tu te permettras encore. ( Elle V embrasse. ) Toujours aimable, lors même qu'on a à se plaindre de toi ! C'est au moment où on te croit à peu près perdu qu'on te retrouve, et le plaisir de la surprise ajoute à celui de te revoir.

THÉVEWIN.

Toujours sensible, mon Emilie; toujours indulgente.

EMILIE

Il me siérait mal de te faire des reproches. Au i^este, laissons de coté bien des petits détails qui ne doivent pas me regarder, et occupons-nous du moment. Tu es rentré avec l'intention de nous sacrifier ta soirée. Tu soupes avec nous?

THÉVENIN

Non pas aujourd'hui, mon enfant : j'ai des engagemens que je ne puis rompre.

EMILIE

Tu les rompras, mon bon ami; tu feras cela pour ta fille. Quelque vide que ton absence cause dans ta

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