ACTE I, SCÈNE IL
ma peine; d'ailleurs, mes réflexions sont inutiles, puisque nous n'avons pas le choix des moyens.
ALVAn.
Ma tante vous plaira au premier coup d'œil. Sa. figure franche et ouverte vous inspirera la confiance. Sa maison isolée, la retraite oii elle vit depuis longtemps, assurent notre secret , et vous ne sortirez de cet asyle respectable que pour me donner le titre précieux d'époux.
l'égnorf.
Ah ! c'est le seul qui puisse effacer, même à vos yeux, l'inconséquence de ma conduite. Vous ne m'en punirez pas, mon cher Alvar? n'est-il pas vrai? Vous ne m'en punirez pas?
ALVAR
Vousw punir d'avoir cédé à mes instances, de m'avoir prodigué votre confiance!....
L^ONORE
Et mon amour.
ALVAR
Non, ce cœur n'aura pas un désir dont vous ne soyez l'objet; pas une jouissance qui ne se rapporte & vous; j'en jure par {^bien tendrement^ par vousmême, qui êtes ce que j'ai* de plus cher, et ce que je connais de plus respectable.
L^OIfORE.
Ah, mon ami! tu me rassures. Mes craintes s'évanouissent à ta voix ; j'éprouve un calme que je n'es^ pérais pas goûter hors de la maison paternelle. Mais, encore une fois, laissons tout cela pour n'y revenir ja-
5u8 LES EMPIRIQUES.
mus. Je v<MS ee toi moa ami, moa amant, nu» époux; ta tante sera la mienne. Haton«-uoua de Talier trouver.
ALVAH.
A peme aereat-vous entre ses braa <{ue je retour^ neraî à Urgel, ou je saisirai toutes ht$t occasions de n'établir dans l*e^rit de votre père.
En honneur, j'ai les pieds dans un état aSreux,et encore une lieue à faire sur des pierres si dures , si inégales !
Je vous aiderai ; je vous soutiendrai ; je vous porterai , s'il le faut.
LÉOKORlf.
Tespère au moins que nous ne serons pas rencontrés.
\LV AR
Par qui?
LÉONORE
Que sais-je? peut-être un parti français
ALVAR
Pensez donc que leurs ayant-postes sont à dix lieues d'ici ; que nous nous enfonçons, dans le pays , et qu*il est impossible que des Français....
LEONOEE.
Eb y mon dieu ! ne les trouve-t-on pas partout ?
ALVAR
I /armée espagnole nous en sépare.