‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 362 sur 417 · LYAR · texte numérisé non relu

LYAR

Vous voyez une jeune personne d*Urgel qui fuit les persécutions d'un père injuste , et que je conduis chez une parente à une lieue d'ici.

Vous voyez des Français qui combattaient pour leur liberté. La trahison les a fait tomber dans les fers, et ils brisent leurs fers par amour de la liberté.

ALYAR.

Puissiez- vous réussir, braves soldats! Continuez votre route; nous allons reprendre la nôtre.

RORERT.

Non pas, s'il vous plaît. Vous resterez avec nous, de peur d'accident.

5i6 LES EMPIWQUES.

MICHSL.

Nous sommes Français; vous êtes Espagnob, et une indiscrétion....

▲ LVAR.

Les veitus sont de tous les climats. U est partout des hommes qui savent compatir au malheur.

MICHEL

Jeune homme, votre âge est celui de la franchise, et je vous crois incapable de dissimuler. Gq>endiiit vous avez notre secret , et si nous vous laissons partir, notre sort est entre vos mains.

ROBEBT, DUBRÊUIL, DCYAL, LEOOURT.

Non , non , ils ne partiront pas.

LiONORE.

De grâce , ayez pitié de nous !

ALVAR

Voyez l'état affreux où vous la réduisez.

LléOirORE, à MlcbeL

Je ne rougis pas d'embrasser vos genoux. Épargnez une infortunée que vous ne pouvez craindre, et dont vous allez faire le malheur.

DUBREUIL, dan ton d*aiiMtear.

Quelle est touchante dans les. larmes!

MICHEL, %vec séTérité.

Soldats français, quelles idées vous occupent en ce moment?

LÉOirDRE, avec timidité.

Ce jeune homme est mon amant.

ROBERT

Cela va sans dire.

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