‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 371 sur 417 · ACTE I, SCÈNE VIII. 5Si · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIII. 5Si

ROBERT, d*nn ton tr^^ique.

Paraissez, Navarrois, Maures et Castillans.

Seul, avec la médecine, je vous défie au combat ; seul, avec la médecine, je vaux toute une armée , et je fais marcher sur mes pas la dévastation et la mort.

M I C H C L , sonnant.

Tu ne feras pas mal de communiquer à notre gouvernement la découverte de cette arme si meurtrière et si sûre : ce que nos physiciens cherchent en vain , lu Tas trouvé dans un moment d'entho.usiasme.

ROBFRT.

Ton idée est bonne, lumineuse, et nouvelle surtout. Oui, mes amis, qu'un bataillon de médecioft français se répande chez les i^oalisés. Partout ils feront des prodiges , sans frais et sans danger, et nous nous porterons mieux. Pour moi, je vois déjà la renommée saisissant son burin immortel, et gravant mon nom en tête de ceux des vengeurs de la liberté. Cette pensée me transporte , m'enflamme , et fait de moi un homme nouveau. Mais ne perdons pas, comme le héros d'Homère, un temps précieux en discours superflus; marchons, étonnons, et frappons.

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