‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 377 sur 417 · I..es gens du général Rabbi y ont couché il y a huit jours · texte numérisé non relu

I..es gens du général Rabbi y ont couché il y a huit jours

ROBERT

Il a donc passé ici pour s'aller faire battre par les Français ?

l'aubergi&te.

Non pas; il eu revenait, et faisait sa retraite en poste.

ROBERT

Va donc pour les mansardes. A propos, avez- vous mis mon tableau à la porte ?

l'aubergiste.

Vingt personnes l'ont déjà lu.

ROBERT

c'est bien; 4:'est ibrt bien; c'est au mieux. J'ai vu le corrégidor , et j'ai obtenu son agrémenl pour exer-

&4o LES EMPIRIQUES.

cer impunément la médecine dans Urgel. Il n'est pts

mal béte votre corrégidor.

l'aubergiste.

C'est ce que tout le monde dit ; mais il est riche.

ROBERT

Et avec de l'or on s'affuble d'une grande charge qu'on remplit petitement.

l'aubergiste.

C'est cela.

ROBERT

C'est un moyen à peu près sûr de mettre les sols en place, car, ordinairement, le mérite n'est pas opulent. Ah ça , dites-moi , le pays est-il abondant ?

l'aubergiste.

En denrées?

ROBERT

En maladies.

l'aubergiste.

Autrefois on s'y. portait à merveille; mais depuis que les armées sont dans les environs, toute la ville a la fièvre.

ROBERT

C'est charmant. Je traiterai toute la ville. Fièvres continues, fièvres intermittentes, fièvres putrides, fièvres inflammatoires , n'est -il pas vrai ?

l'aubergiste.

Mais il y en a de toutes les façons.

ROBERT

C'est à merveilles. Et sans doute vous avez beaucoup de médecins ?

Page 1