ACTE II, SCENE II. 54i
l'aubeegiste.
Nous n'en avons qu'un.
ROBEET.
C'est trop heureux. Jeune ?
l'aubergiste.
Au contraire/
ROBERT
C'est admirable. Les jeunes médecins ne savent que parler métier, et je n'aime pas cela.
MICHEL, k part.
Je le crois.
ROBERT
Ainsi , votre médecin est vieux ?
l'aubergiste.
Impotent et goutteux.
ROBERT
On ne meurt donc pas à Urgel ?
l'aubergiste.
On guérit tout naturellement.
ROBERT
C'est le plus sûr; mais c'est le plus long. J'ai une méthode tout-à-fait expédittve , et qui vous étonnera. Domingo, voyez s'il nous reste des pillules pour les fièvres épidémiques.
MICHEL
Nous avons tout épuisé à Aguilar.
ROBERT
Il faut en refaire , Domingo , et sans perdre un moment. Ma gomme o.rientale en tiers avec la rhu-
5/|î LES EMPIRIQUES.
barbe et le quinquina, dans une décoction de vinai^ gre des quatre voleurs.
MICHEL
Oui , seigneur.
( TU fiibriqnent an pilUei avee ee qa*ik troarent âcnu la aniB. )
DUBREUIL, ipart.
Un médecin de profession ne raisonnerait pas mieux.
R G B E BT, i Taubcrgistr.
Je VOUS réponds que ceux que je traiterai ne souffriront pas long-temps. Vous pouvez m annoncer.
l'aubergiste.
Je n'y manquerai pas. Vous n'avez plus rien à m'ordonner?
ROBERT
Non , ma bonne amie. Retournez promptement à la cuisine, et n'en sortez que pour me servir. Quon pensif à mes mules : le boisseau d'avoine, et de la litim^ jusqu'au ventre.