‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 4 sur 417 · SCENE IIL i · texte numérisé non relu

SCENE IIL i

MADAME GERVAL.

Pas du tout.

GERMOV.

Si je pfends mal mon temps...

MADAME GERVAL.

Cela ne se peut pas.

GERMON

Cest quelque chose que la certitude de^ n*étre pas importun.

Madame gertal.

Cest beaucoup, et vous le savez bien, méchant liomme que vous êtes.

germon, aonmnc.

Il est vrai.... je conviens....

MADAME GERTAL

Je naime pas ce rire malin, je vous en avertis.

GERMON

Je ne rirai plus,

MADAME GERVAL.

Il VOUS donne un petit air triomphant qui me déplaît.

GERMO.\.

Mon triomphe serait assez flatteur pour que j^osasse en tirer vanité.

MADAME GERVAL.

Cela se peut; mais, pour railler le vaincu, il faut être sûr de la victoire.

GERMON

Aussi, dussiez -vous vous fâcher, j*ai lieu de tToirc....

ï4 LA MERE RIVALE.

MADAME CERTAL.

Que je vous épouse peut-être?

GERMON

Précisément, et vous ne pouvez fiiîre le bonlieur d'un homme qui vous soit plus sincèrement attaché.

MADAME GEAVAL.

Grâce au ciel, voilà mon mariage arrangé sans que je mVn sois mêlée encore.

Oh ! je ne veux point que vous ayez le moindre embarras.

MADAME GERYAL.

C'est trop honnête , en vérité.

GERMOir.

Et quand vous serez à moi, vous n'aurez d'autre soin que celui d'être heureuse.

MADAME GERVAL.

Tout cela est charmant en perspective,

GERMON

Et la réalité ne démentira pas le tableau.

MADAME GERVAL, avec réflexion.

Monsieur Germon?

GERMON, arec cérémoiiie.

Madame Gerval ?

3IADAME GERVAL.

Je vous crois un très-honnête homme.

GERMON

Je le crois aussi.

MADAME GERVAL.

Je suis persuadée que vous m'aimez sincèrement.

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