ACTE 111, SCÈNE IL
LE CORREGID OR, arec emphase.
Voilri un triomphe aussi éclatant que celui d'un grand inquisiteur à un auto-dafé.
ROBERT , «Tec une dignité comiqoe.
On m'a avili. Maintenant on m'élève aux nues : voilà bien le peuple espagnol. Toujours au-delà du vrai , et ne suivant que l'impulsion du moment ; au reste , je sais convaincre et pardonner. Grand dans les revers , modeste dans la prospérité , je suis également au-dessus des injures et des éloges.
MARGUERITE
C'est ce que vous pouvez faire de mieux.
LE CORftJ&GIDOR.
Mais , dites-moi , cependant , n'y aurait-il pas un peu de diablerie dans cette aventure ? C'est que vous êtes vraiment un homme incompréhensible , inconcevable, impénétrable, inexplicable.
ROBERT
Eh non ! je suis un aventurier, un escroc, un imposteur , un conteur de sornettes , un homme qui insuke à la douleur paternelle , un homme à livrer à la justice.
LE CORRÉGIDOR
Dame , on le disait ; moi , je l'ai cru.
ROBERT, emphatiquement.
Un homme de poids , un homme de génie comme vous , prononcer sur les apparences ! Mais , je vous pardonne comme aux autres. Amnistie générale.
Sgo LES EMPIRIQUES.
LE COBRÉGIDOR.
Au reste, yoifs m'avez rendu un service signalé, et je vous en remercie.
ROBERT
C'est trop honnête , en vérité.
Nous ne voulons d'autre récompense que la liberté de sortir à l'instant de la ville.
LE GORR^GIDOR.
Ah! c'est trop juste. Sortez, sortez.
LÉOirORE.
Quoi ! mon père, saqs la moindre marque de votre reconnaissance ?
LE COBAiGIDOR.
J'ai remercié.
L É G N G R E , à demi-Toix.
Mais, cela ne suffit pas : un cadeau....
LE CORREGIDOR
Alvar, j'ai remercié, et cela ne suffit pas : chargezvous du cadeau.
ALVAR
Oh! bien volontiers.
MARGUERITE, aa corrégîdor.
Voilà comme on fait les bonnes maisons.
LE CORREGIDOR
N'est-ce pas?
A LVA^, in^tt^^ ui>f! bourse dj|iis la main de Michel.
Je ne délire pas vous revoir ; mais , si le sort des ariiuvs vous ramène à UrgeJ , ^oyvene?-yous que vous y avez laissé un ami.