ACTE ni, SCÈNE II. 5gi
Qu«^i ! vous voulez que je reçoive eBOCuae....
ALVAR
Les dons de l'amitié n humilient jamais.
MAfiGUERITS) à Alf ar.
Mais , ib sont perdus , si yans les laissez partir : ils ne feront pas une lieue sans tomber dans un dé* tachement espagnol. ( ^ Michel. ) Attendez un moment.
ALVAR
On ne saurait pourtant les garder ici.
MARGUERITE
Sans daatéi : la ruse ne peut maa<{uer de se découvrir, ^ji V ^tvAR. • Et , tôt ou tard , ils seraient reconnus.
MARGUERITE, à Biklid.
Un peu de patience.
ALVAR
Il me vient une excellente idée. ( jéux Français. ) Demain vous serez avec les Français.
LE CORRiGIDOR.
Que marmotez-vous donc depuis un ipiart-dlieure? Quand on parle bas , je n'entends rien.
ALVAR
Nous parlons de la position de ces cinq hommes , et de la vôtre. Il faut quHls ^ptent de chez vous , parce que l'inquisition pourrait se mêler de cette affaire : l'église n'aime pas les miracles q|ii ne sont pas de sa façon.
59ÎI I-ES EMPIRIQUES.
LE CORREGIOOR.
Oui, oui, certainement; il fkut qu'ils sortent de chez moi.
ALYAR.
Ils ne peuvent pas non plus partir sans passe-ports, et vous n'en donnerez pas à des inconnus, cela vous compromettrait.
LE CORREGIDOR
Certainement , cela me compromettrait , et je ne veux pas être compromis ; d'ailleurs , qu'ils s'arrangent. Pourquoi n'ont-ils pas de passe-ports?
ROBERT
Nous les avons oubliés dans nos souguenilies.
LE CORREGIDOR
Tout cela est bel et bon ; mais je n'en donnerai pas. Diable!
A L V A R , tirant le corrégidor k Técart.
Ecoutez.
LE CORRJÉGIDOR.
Voyons, mon gendre; vous qui avez de l'esprit, à ce qu'on dit, arrangez cela.
LEO NO RE, à Margaerite.
Les sauvera-t-il ?
MARGUERITE
Il l'espère.
LÉOIVORE.
Sans exposer mon père?
MARGUERITE
Soyez tranquille, il saura tout concilier.