ACTE III, SCÈNE IV. SgS
i( ayant à.... ayant à.... » Ma foi, Alvar, lisez vousmême. Vous avez une écriture de bureau qui est indéchiffrable.
ALVAR, prend le ptpier et Ut.
cK Le corrégidor d'Urgel ayant à prononcer sur le sort de cinq hommes sans aveu, qui ne sont porteurs d'aucuns papiers; qui paraissent avoir voulu s'approprier des effets trouvés, et qui se sont mêlés d'exercer, sans caractère, la médecine, et peut-être la magie; considérant qu'ils n'ont sur eux aucun signe qui atteste leur catholicisme; n'ayant cependant à leur reprocher aucune faute grave qui autorise à sévir contre eux , arrête que , par mesure de sûreté et de prudence, ils seront déportés. En conséquence, la « Sainte-Hermandad les conduira jusqu'aux avant-postes français, et il est enjoint auxdits individus de ne plus reparaître sur les terres de la domination t^pagnole, à peine d'être poursuivis extraordinairement. »
ROBERT, à part.
J'espère que nous nous y présenterons de manière à ne pas craindre la justice.
LE CORREGIDOR, à lu Sainte-Hemundad.
Vous avez entendu, messieurs. Vous ne les perdrez pas de vue qu'ils ne soient entrés dans les lignes françaises, et, s'ils s'avisent de vouloir rétrograder, hi même ils tournent la tête, vous ferez feu sur eux
MARGUERITE, LKONORE.
Supérieurement jugé!
MICHEL
Raison, prudence, clarté, tout est léuni dans ci: jugement.
ROBERT
Jugement sublime! et j'en suis enchanté.
DUREUIL, DUVAL ET LECOUBT.
Oui, enchantés!
ROBERT, te reprantat , an corrégUbr.
Parce que nous sommes soumis et résignés.
LE CORRJÎGIDOR.
Us sont enchantés? c'est singulier! Au reste ^ si cela vous arrange, j'en suis bien aise. Partez toujours sans différer.
ROBERT
Oh! à la minute. Allons, messieurs de la Sainte- Hermandad , marchez ; nous vous suivons.