‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 416 sur 417 · VA U DE F IL LE · texte numérisé non relu

VA U DE F IL LE

Ki^: De la croisée,

MARGUERITE

Je m*cn aperçois à regret , En charlatans la terre abonde , Et chacun prétend en secret Éblouir ou tromper le monde.

Amis, ne prouverait-on pas, Par mille témoins authentiques , Qu'il est peu d'êtres ici-bas

Qui ne soient empiriques? (^r^. )

Rosine, à la fleur de ses ans, Jure d'être toujours fidèle.

Et se flatte que vingt amans, Déjà trompés , comptent sur elle.

Amis, ne prouverait-on pas, ete,

M A RGUER IT£.

Alceste, au déclin de ses jours, Prétend encore à la tendresse*.

Et veut cacher, même aux Amours, Son ridicule et sa faiblesse.

Amis, ne prouverait-on pas, etc.

ALV AR.

Je vois de graves magistrats.

Qu'un devoir austère gouverne.

Passer en secret des contrats Aux pieds d'un tendron qui les borne.

Amis, ne prouverait-on pas, etc.

fioo LES EMPIRIQUES.

Ici rintrépide guerrier.

Amant déclaré de \m gloire ,

Préfère le myrte au laurier.

Et veut pourtant vivre en l'histoire.

Amis 9 ne prouverait-on pas, efc.

LE GORRiGlOOR.

L*esprit , dit-'on , fait des progrès , Et partout sa flamme étincelle.

Une sentence de palais Est plus locralive et plus belle.

Toujours j'évitai le fracas.

Le brillant et les mots caustiques ; Aussi ne me place-t-on pas Au rang des empiriques, (bù.)

riN DES EMPIRIQUES»

F.T DU TOMK X.

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