ACTE I, SCÈNE VIL* (k
CUAMP AGNB.
Malheureux! tu n'as donc pas d'eutrailles ?
l'huissier.
Je u en ai que pour moi.
CHAMPAGNE, à Dul'our.
C'est un égoïste.
D u FO u R , à Champagne.
Mais, qu'est-ce donc que tout cela ?
CHAMPAGNE
\A Vhuissier^ Je vous paie «i l'instant. {A Dufour.) Je me confesse à vous, père Dufour. U y a quelques mois , j'ai fait une étourderie.
D u F G u R , froidement.
Hé quoi donc, monsieur Champagne^
CHAMPAGNE
J'ai joué au biribi.
DUFOUR , avec importance.
Jeu de dupe, monsieur.
CHAMPAGNE
J étais banquier.
DUFOUR
Et vous avez perdu ?
C'est malheureux, n'cst-il pas vrai ?
DUFOUR
C'est iucrovable.
CHAMPAGNE
11 n en est p^s moins vrai que j'ai tout perdu, tout^ jusfjuaux six cents livides que je destinais à ruapiit do ce billet.
70 CX)NTRE.TEMPS SUR CONTHE-TEMPS.
DUFOUR
Vous avez eu tort , mon bon ami.
CHAMPAGNE, «toc aménité.
Vous avez raison, monsieur Dufour; mais le mal est fait, me voilà dans l'embarrai.
DUFOUR
Hé bien , Champagne , tâchez de vous en tirer.
l'huissier.
Finissons-nous ?
CHAMPAGITE.
Un moment donc. Quel diable d'homme I Monsieur Dufour, si vous veniez à mon aide....
DUFOUR
Oui , je tab lui parier.
CHAMPAGNE
Il n'entendra rien.
Que voulez-vous donc que je fiisse ?
CHAMPAGlfE, rapplûmt.
Prêtez-moi vingt-cinq louis.
DUFOUR
Non, le diable m'emporte!
CHAMPAGNE
Il me tratpera en prison.
DUFOUR
Ce sont vos affaires , monsieur ; ce sont vos affaires.
CHAMPAGNE
Mon maître n'a jamais joué : il m'ptera mon état.
DVFOUR.
Tant pis pour vous.