ACTE I, SCÈNE XI. 8i
kêna le maître ; bien décidément , je le ferai enfermer, et j'armerai les lois contre son coquin de Champtigiie.
ROSEy 8*écriant.
Champagne! ^
CHAMPAGNE, impart.
II sait mon nom.
DUPRÉ
Oui , Champagne.
MADAME VERVAL
Hé ! le voilà.
CHAMPAGNE, d*an ton mielleux.
Que veut madame ?
DUPRÉ, M levant.
Fripon, où est. mon neveu?
CHAMPAGNE, jouant rétonneniefit.
Votre neveu , monsieur ?
Ah ! il ne s'agit pas ici de jouer Tétonnement. Ta\ de Texpérience, et je ne serai pas ta dupe. Où est Dupré?
CHAMPAGNE
Monsieur Dupré ! Il a effectivement un oncle dont il m'a souvent parlé , un homme respectable à tous égards , et à qui je suis trop heureux de faire agréer mon hommage.
DUPRÉ, avec plus de force.
OÙ est Dupré?
Je Tignore, monsieur.
DUPRÉ
Comment, pendard!
CHAMPAGNE
Oui , monsieur. Je suis actuellement au service de monsieur Dercourt, jeune homme aimable, de mœurs pures, qui a l'honneur d'être voisin de madame, et d'en être connu.
DUPRÉ
Vous connaissez ce Dercourt , madame ?
MADAME VERVAL
Oui, monsieur : Champagne ne vous en impose pas.
DUPRÉ
Et pourquoi as-tu quitté mon neveu?
CHAMPAGNE, embarrassé.
C'est que.... c'est que.... Je crains de m'expliquer devant madame.
DUPRÉ
Madame te le permet.
MADAME VERVAL
Oh! très-volontiers.
Hé bien ?
CHAMPAGNE
Hé bien , c'est que votre neveu est véritablement un homme sans principes, et qui exigeait de moi des services que je ne pouvais lui rendre sans blesser ma délicatesse.
DUPRÉ
Tu n'es donc pas un aussi mauvais sujet qu'on me Ta écrit ?