‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 57 sur 417 · MA DA.M.E V EK VA I · texte numérisé non relu

MA DA.M.E V EK VA I

Et pourquoi?

CH AAIPAG^TE.

Cest <[u'il a plus d'intérêt encore à se cacher, c|ue ion oncle à le découvrir. Madame , voilà monsieur Dercourt , mon maître , cjue j'ai l'honneur de vous présenter.

MADAME VERVAL, ftouriant.

Je ne crois pas que monsieur ait compté sur la protection de Champagne, et je suis bien aise de lui (lire qu'il n'a besoin de celle de personne.

DERCOURT.

Ce que vous me dites de flatteur, madame, encouragerait un jeune houune comme il en est tant aujourd'hui ; mais une timidité , dont je ne suis pas maître auprès de vous....

Je \ou» sais hou gré dVrtre timide, cela prouve voire

honnêteté et vos principes. Je suis fâchée seulement que cette timidité semble vous éloigner d'une voisine qui vous voit avec plaisir, et qui, sans avoir eu avec vous de conversation bien suivie, croit cependant pouvoir vous estimer.

ROSE, & Champagne.

Voilà le combat engagé.

CHAMPAGNE, à Rose.

La victoire est douteuse.

MADAME VERVAL

Rose, votre conversation peut être très-agréable, pour vous ; mais vous m'obligerez en la continuant plus loin.

DERCOURT, avec embams.

Ah ! madame , quel délicieux moment je dois à vos bontés !

MADAME VERVAL

Que vous deviez cet entretien à mes bontés , ou au hasard , je ne vois pas, monsieur, ce qui peut causer votre embarras.

DERCOURT.

La crainte de vous déplaire, madame...

MADAME VERVAL

Quand vous me déplairez, monsieur, je prendrai la liberté de vous le dire.

DERCOURT.

C'est ce qui m'arriverait peut-être, si vous connaissiez bien l'état de mon cœur.

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