‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 59 sur 417 · ACTE II, SCENE II. ç)r · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II. ç)r

MADAME VERVALy se refroîdîuBnt par degrés.

Je VOUS en crois sur votre parole.

ROSE, k ChaiDpftgoe.

Et le château de Languedoc ?

CHAMPAGNE, k Rose.

Nous Tavons vendu ce matin.

MADAME VERVAI..

Poursuivez , monsieur.

DERCOUftT.

Mes parens jouissent d'une certaine considération.

MADAME VERVAL

Cela ne prouve qu'en faveur de vos parents.

DERCOURT.

\hî madame, il est si difficile à un jeune homme, aJKiiidonné à lui-même, de se posséder, et d'être

«ge

MADAME VERVAL

Que VOUS ne l'avez jamais été.

DERCOURT.

Il est vrai que je me suis permis bien des folies...

MADAME VERVAr.

Et que vous allez me promettre d'être l'homme du mondt' le plus rangé.

DERCODRT.

Je vous le promets, et je vous le jun» par....

MADAME VERVAL

Ne jurez pas ce cjue peut -cire vous ne pourriez tenir. Il est flatteur pour moi de vous avoir inspiré le désir de la rt'»fonne; mais il ne stTait pas prudent

if} CONTRE-TEMPS SUR CONTRE-TEMPS.

de m'exposer aux suites d'une conversion mcmientanée, dont le retour pourrait être dangereux.

DERCOURT.

Quoi! vous croyez, madame....

MADAME VERVAL

Je crois monsieur Dercourt très^aimable; je le crois même sincère en ce moment; mais je doute que monsieur Dercourt me convienne. Au reste, j'ai ici un ami véritable, un ami sage et prudent, je le consulterai , monsieur , et son jugement décidera le mien. Rose?

ROSE

Madame?

MADAME VERVAL, feignant.

Ma marchande de modes est venue?

ROSE, la deTÎnant.

Elle vous attend.

DERCOURT.

Madame , je m'aperçois qu'il est temps de me retirer , et je prends congé de vous.

MADAME VERVAL, trèl^froldenient.

Monsieur, je vous salue.

( Dercoait sort avec Champagne. )

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