‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 96 sur 417 · ACTE III, SCENE VIII. i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VIII. i

DUFOIJR.

MoBiirar Dercourt ?

MADAME VERVAL

OÙ donc?

DUPRÉ

Hé! parbleu, le voilà.

DCFOtJR.

Lui ? c'est le portier de la maison.

DUPRÉ

Le portier! ( Au commissaire^ en prenant Chant' p€zgne par le œUeL ) Monsieur , ce drôle est le plus eflFronté coquin Arrêtez-le, je vous en prie.

MADAME VERVAL, «u rommÎMiire.

Monsieur, expliquez -moi , avant tout

CHAMPAGNE, aa commît—ire.

Monsieur, on me calomnie.

DUFOUR, au commianiie.

Monsieur, je suis désespéré des propos....

LE COMMISSAIRE

Paix, paix, paix; suis -je ici aux petites-maisons?

MADAME VERVAL

Je me flatte que monsieur m'écoutera.

LE COMMISSAIRE

Hé! madame, avec un sensible plaisir.

DUPRÉ

J'espère que monsieur me fera justice de ce fripon.

LE COMMISSAfRE.

Je ne demande pas mieux.

i44 CONTRE-TEMPS SUR CONTRE-TEMPS.

GHAMPAGNli:.

Monsieur, faites -mol lâcher : on m'étoufie provisoirement.

DUFOUB.

Monsieur , gardez-vous-en bien : il nous échapperait encore.

LE COMMI'SSAIRE.

Taisez-vous , taisez- vous donc! Puis-je vous répondre à tous en même temps? ( A madame FervcU. ) Daignez me dire, madame , si je vous suis bon à quelque chose?

MADAME VERVAL

Je vous prie , monsieur , de m'çxpliquer vos procédés envers mon parent, et....

LE COMMISSAIRE

Madame, votre parent est un

MADAME VERVAL

Je le connais, monsieur. Point de portrait, je vous en fais grâce.

LE COMMISSAIRE

Hé bien , madame , monsieur Dufour a vendu des diamants , on les a revendus ; l'acheteur les lui 4 présentés; monsieur Dufour les a reconnus, a requis mon ministère contre les premiers acquéreurs, qu'il accuse d'escroquerie : je suis venu , j'ai vu , j'ai prononcé ; mon jugement a déplu à monsieur Dufour ; il m'a injurié, je l'ai fait arrêter ; vous vous intéressez à lui , je vous le rends : vous savez tout.

DUFOUR

C'est fort bien , mais mon ai%ent ?

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