ACTE II, SCÈNE XII
M A R T O N , à part.
Je ne sais trop ce qu'il faut que je fasse.
DE LIMEUIL
Que de ses diamans ceux-ci prennent la place. Comprends-tu maintenant ?
MARTOK.
Monsieur, j'entends très-bien.
Ah ! je n ai pas les clefs.
DE LIMEUIL
Cet obstacle n'est rien.
Madame est au jardin ; trouve quelque prétexte.
MARTON, à part.
N'avoir pas un moment pour arranger mon texte!...
(Sefomllant.)
Non , je ne les ai pas.
DE LIMEUIL
Eh, va donc au jardin.
MA'RTOir.
Mais avant tout il faut...
DE* LIMEUIL
Il faut finir, enfin.
Si madame rentrait, elle pourrait entendre....
Ses diamans, monsieur ? moi , je sais où les prendre... Je viens de les donner dans ce même moment... J'avais perdu la tête.
DE LIMEUIL
On le voit aisément.
A qui donc , s'il vous plaît ? »
M ART ON, à part.
Je sens que j'extravague:
Je ne saurais mentir.
D£ LIMEUIL, sëTèrement.
Point de réponse vague.
Parlons net^ où sont-ils ?
MARTON
Chez votre bijoutier :
Ils sont très-mal en ordre.
DE LIMEUIL
Il est bien singulier Qu'un oubli , quel qu'il soit , cause ce trouble extrême.
M A R T G rr 5 rinterrompant avec tîvacité.
Il doit venir demain les rapporter lui-même.
DE LIMEUIL
Il est déjà venu.
Comment?
DE LIMEUIL
' Il est ici.
MARTON
Juste ciel !
DE LIMEUIL
Et je vais m'arranger avec lui.
MARTON
Il est ici , monsieur !
DE LIMEUIL
Oui , mon homme d'affaires Vient de me l'amener avec les deux notaires.