‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 15 sur 340 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LÉANDRE, FRONTIN

LEÂNDRE) lisant une lettre.

Si mon ami dit vrai.«..

FRONTIN

C'est l'oncle !... Ah! malheureux !

Il est bien excusable, iUiest dans l'âge heureux.... Ah ! te voilà , Frontin.

FRONTlir, à part.

Il est trop vrai.

LÉANDRE

J'espère Apprendre enfin

FRONTIN, àpart.

Tarare!....

LÉANDRE

Oîi se cache Valère.

FRONTIN

Nous nous sommes quittés pour certaine raison....

LÉANDRE

Au fait, tu l'as laissé?

FRONTIN

Mais.... à sa garnison ; Toujours digne de vous et dé votre tendresse, Et servant de modèle à toute la jeunesse.

• ' - --• LÉAN'DlRE. ^ ' ' ' '

On m'a pourlanft écrit..;.

3o IL FAUT CROIRE A SA FEMME.

FRONTIir.

On vous trompe.

L]èA.NDR£.

Frontin ?

FROWTIN.

Monsieur?

LÉANDRE

Vous m'avez l'air du plus hardi coquin....

FRONTIN

Je ne sais rien, d'honneur.

LÉANmiE.

N'espérez pas vous taire.

Je prétends être instruit de toute cette affaire. Répondez-moi sur l'heure , ou cent coups de bâton...

FRONTIN

Monsieur, vous le prenez avec moi sur un ton Fait pour déconcerter l'opiniâtreté même.

(A part.)

Que lui dirai-je?

LÉANDR£.

Eh bien?

FRONTIN, à part.

L'embarras est extrême !

(Haut)

Mon maître me souffrait avec peine chez lui.

Il ne se prête pas aux faiblesses d autrui.

Formé par votre exemple en l'art de la sagesse,

Évitant de l'amour la dangereuse ivresse,

Il n'a pu supporter mes imperfections.

Moi qui suis, par malheur, en butte aux passions,

Qui ne me sens pas fait pour imiter un sage,

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