ACTE UI, SCÈNE V
LE MARQVJ8.
. Mais.... j'espère Que la précaution est assez nécessaire.
VAL VIL LE
De semblables billets sont proscrits pw la loi; L'honneur les reconnaît, et c'est assez p(9ur moi : Son iqtérêt sacré /se r^ji^nit au vôtre.
(Bas.)
Arrangeas cette affaire , et nous finirons Tatitre* Avez- voM/5. les ^ffetSk?
L £ If A R Q IT I s.
Non , je les ai laissés y En passant, à l'hôtel.
VALVILLÏî.
Quant à vos déboursés , Je les paîrai comptant; cest.^ ja crois,, peu de chQsa. Pour le reste , voici ce quei jet vous propose : De solder en. quatre aps, et j'engage n>oin bien; Mais à Gonditioiji que, yp^is n'en direz rmu
M ^ p A. M s: .B;E . L I.M,£ U I L 9 traiis^rtée d^ jotie.
Ah ! je béni^ le jo^r qqi vous. joint à. ma fille! Vous conservez la. vie à. tqutç une femille..--. Vous êtes mon saqveur...., yqiis mç rendez l'espoir.
VALVILLE
obliger ses parens , madame , est un devoir.
( An marqoia. )
Eh bien y consentez- vous ?
' ' ' LE 3\rARQUIS.
Non, monsieur. La prudence Me permet tout au plus, dans cette circonstance, IX. i3
D'accorder quatre jours.
( Madame de Iiimenil 'retombe sur son siège. ) VÀLViLLÊ.
• L'effort est généreux!
C'est votre dernier mot?
Jamais je n'en ai deux.
VALVILLE
Puisque mon amitié ne peut sauver madame, Soyez témoin du coup qui va lui percer l'ame.
(Bas.)
Nous nous verrons après.
LE MARQUIS
Je l'entends bien ainsi.
VALVILLE, peiné*
Un pénible devoir m'avait conduit ici , Et j'ai conçu d'abord la flatteuse espérance
D'apaiser votre époux, de garder le silence
Puisque monsieur l'exige , il faut enfin parler. Il ne m'est plus permis que de vous consoler. L'arrêt est prononcé. Recevez cette lettre.... Cest monsieur de Limeuil qui vous la fait remettre.
MADAME DE L I M E U I L lit » laisse tomber la lettre en jetant
un eri.
Ah ! mon dieu !
VALVILLE
Quel destin ! sans doute il est af&éui ^ £t nous partageons tous son état douloureux.
(An marquis.)
Prenez, monsieur, lisez, et voyez. votre ouvrage.