‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 196 sur 340 · IX. i · texte numérisé non relu

IX. i

a4a L'ORPHELINE.

discrètement lié avec monsieur de Verville. J'ai combattu votre amitié naissante; vous n'avez pas écouté mes conseils. Bientôt cet homme est devenu votre unique ami, et vous avez négligé, pour lui, votre mère, et monsieur de Valbourg , à qui vous avez des obligations.

d'eLMOITT, à part.

Ah ! Valbourg !

LA €OMTESS£.

J'ai renouvelé mes prières , et vous n'y avez répondu qu'en m'amenant monsieur de Verville dans mon château. Ayez des amis dignes de vous , mon fils , et je me ferai un plaisir de les mettre au rang des miens. Pour celui-ci, il ne convient ni à vous, ni à moi, ni à Julie. Comment vient-il de se comporter avec elle ? Ue quelle façon vient-il de nous quitter ? J'ai lieu de le croire aussi léger en morale qu'en procédés, et, si je vois juste , quels dangers ne courez-vous pas avec un tel homme ? Que de larmes il prépare peut-être à votre mère?

DEIilMTONT, embarrassé.

Ah! madame! vos craintes si vous connaissiez

mon cœur

LA COMTESSE

Je n'ai jamais douté de votre cœur; mais je crains tout de votre excessive facilité. Mon ami , votre âge est celui de la confiance : on ne songe pas à se garantir des vices qu'on ne connaît pas encore. Mais peu à peu on s'éloigne de ses devoirs, on les oublie, on les méprise; la perversité gagne , entraîne , et les remords restent

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