SCÈNE I
VALÈRE, FRONTIN
( Frontin entre sur la scène avec Tair de chercher qoelqa'an. Yalère sort fhrtivement de ches Nicandre. )
OT... st... Il est, je crois, installé chez Nicandre*
Hem!... personne. Hem!..; j'enrage. Il fautpourtantapprendre. ..
VALÈRE
Mon cher Frontin !
frontin:
Monsieur ?
VA LÈRE
J'ai réussi.
FRONTIN
D'honneur?
VALÈRE
Oui, Frontin.
FRONTIN
Quel plaisir pour votre serviteur!
lo IL FAUT CROIRE A SA FEMME.
Je partage et j'admire un succès si rapide.
Ce n'est pas nous, monsieur ^ qu'une femme intimide;
Quelle vivacité dans nos galans exploits!
l^Tous paraissons à peine, et l'on subit nos lois,
VALÈRE
Pas tout-à-fait encore.
Elle fait l'inhumaine !
Je vous le disais bien , ce n'était pas la peine De venir de si loin pour la mettre en courroux : Nous pouvions aussi bien l'adorer de chez nous. . Mais,...
VALÈRE
Ce n'est pas cela.
FRONTIW.
Que faut-il que j'en pense ?
Daignez donc dissiper ma profonde ignorance. Si j'ai pu me tromper en vous croyant vainqueur , Ai-je tort à présent de croire à Isa rigueur?
VALÈRE
Roséide, Frontin, me voit avec tendresse,
Et se croît mon amie , et non pas ma maîtresse.
De l'amour dans son sein je. vois croître les feux.
F il OTT T I îî"*
Oui; mais si par hasard ce cœur est vertueux?
VALÈRE
Depuis deux mois entiers j'adorais Roséide ; L'amour me consumait; ce dieu devint mon guide.
FROJVTIN.
Ah! monsieur, quel plaisir de tromper un époux