‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 203 sur 340 · ACTE li, SCÈNE IV. a · texte numérisé non relu

ACTE li, SCÈNE IV. a

d'elmowt.

£h! qui lui restera pour essuyer ses larmes, si elle est trahie par Valbourg et par moi ?

La raison. Crois-tu qu'elle tienne excessivement à cette petite fille ?

d'elmont.

Mais si les suites

VERVILLE

Et quelles suites as-tu à craindre? En supposant que notre espièglerie fût découverte , qu'en arriveraitil? ELst-ce ta mère qui te poursuivrait? Seraient -ce les parens de Julie, que personne ne connaît? Allons, l'homme aux scrupules, laissez- vous persuader.

d'elmowt.

Oh! ma mère, ma mère!

VERVILLE

Oh! laisse donc tes ennuyeuses réflexions. Si je t'écoute, nous ne finirons rien. Nous allons monter

à cheval. Nous irons bien doucement , bien sensément jusqu'au bout des ayenues; ensuite, d'un train de galop nous poussons jusqu'à Paris, où ta belle viendra te joindre ce soir.

d'eLMON^T, étonné.

Ce soir!

VERVILLE

Eh oui , fripon , ce soir. Je n'aime pas les affaires qui traînent en longueur.

d'elmont.

Mais.... je ne sais.... si....

VERVJLLE.

Mais.... si.... Tout est dit, tout est convenu. Holà, quelqu'un !

Page 1