ACTE II, SCENE VIL a
coquins de votre connaissance qui vous servent dans vos grandes entreprises. Vous les placerez avec une voiture dans le petit bois qui est auprès du château de Tourville , et ce soir , quand la comtesse et Julie reviendront....
PICARD
Ah! j'entends, monsieur. On s'emparera de la jeune personne , et on la conduira , oii ?
VERVILLE
A Paris , à ma petite maison , où nous allons vous attendre. Si ces dames ne sortent pas aujourd'hui, vous viendrez nous avertir. Vous voyez quelle confiance on a en vos talens : tâchez de la justifier.
PICARD
Oh! monsieur le marquis sait bien....
VERVILLE
Il est de bonne heure ; nous ne sommes qu'à une lieue de Paris ; tout cela peut s'arranger facilement. (^ iTElmont.) A propos, as-tu de l'argent?
PICARD
Mais.... pas assez....
VERVILLE
Je t'en fournirai. Idolâtre du plaisir, j'ai toujours senti que l'or en est le mobile, et le désir de prolonger mes jouissances m'a rendu économe. Dans tous les temps, je peux disposer de mille louis : ils sont à ton service. Monsieur Picard, de la discrétion et de l'activité. Il y a pour vous cinquante louis de potde-vin , sans ce que vous ne manquerez pas de voler
sur les frais journalÛTS. Allons, mon ami^ allons. Vite à cheval.
(n emmène d*£lmoiit.)