PICARD, SEUL
Il y a pour vous cinquante louis de pot -de- vin, sans ce que vous ne manquerez pas de voler sur les frais journaliers. Ma foi , la perspective est riante , et bien sûrement je ne ferai pas mentir monsieur le marquis... si les mille louis me passent par les mains. Ah ! ma Tx>uison , quelle récolte j'irai déposer à tes pieds !... En vérité , ce petit comte d'EImont est une cire molle dont le marquis fait ce qu'il veut.... Nous allons donc enlever.... enlever.... Je ne sais pas trop si mon inflexible Louison.... Non , elle ne me le pardonnera pas. C'est une fille à principes, cette Louison, pensant et raisonnant d'après les êtres sublimes qui habitent ce château. !piable emporte , si je ne suis souvent tenté de rire de mon attachement pour cette péronnelle. Son grand sérieux , ses grands mots sont d'un plaisant achevé, et tout cela me tourne la tête. Si j'obéis au marquis , je me brouille avec elle ; mais à n'en jamais revenir... Non , je ne me brouillerai pas; je ne veux pas être infractaire au traité de ce matin... D'un autre côté , si je me confie à Louison , et qu elle s avise de jaser, je me fais des affaires avec monsieur le marquis, et je perds une somme!... Je ne peux m'y