‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 251 sur 340 · ACTE I, SCENE XII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE XII

f ABRIGE.

Il n'y a pas de peut-^être, mademôîsellëé La loi vous autorise à disposer de vous. Ceux qui vqus gouvernent sont des gens à préjugés.. .;

MADEMOISELLE DE KERSALEC.

M éiiagez-'Ies : je leur dois beaucoup^

FABRICE

Vous ne leur devez rien. Servir la beauté malheureuse est un plaisir , et le bienfait est au-dessous de la récompense.

MADEMOISELLE DE KERSALEC.

De toute ma famille, il ne me reste qu'un oncle.

FABRICE

S'il est raisonnable , il pensera comme moi. S'il ressemble aux autres , nous nous passerons de lui.

MADEMOISELLE DE KERSALEG.

Non pas , s'il vous plaît. Je le respecte comme un second père, et monsieur de Forfanville est dépositaire de son autorité.

FABRICE

Forfanville est un fou.:... Pardon, mademoiselle; mais^ le mot est lâché, et je dis toujours ce que je pense.

MADEMOISELLE DE KERSALEC.

Vous vous exprimez fortem.ent,

FABRICE

C'est que j'ai une ame forte; que je ne cherche pas à vous tromper, et que je me donne pour ce que je stlis. Au fait , mademoiselle, mon hommage vous est41 agréable?

3»o LE MAJICHAND PKOVÉ2ÏCAL.

MADEMOIS:iÇL^|l D£ KERSALEC.

Yom êtes pressant, o^nsiwr ?

Nos momens de bonheur sont comptés : en laisser échapper tio ^st sotiise. De I4 f^4n<:J2i6^ , cie la probité, de la fortune, et b^giicoup d'amour, voilà mes titres, mademoiselle. S'ils vpps paraissent suffisans, Vi9ii$ pouTez 4'un mot asi&urer votr^ ielicité et la Metiiae. L^ia$ez-l$i ie$ ForfanviUe , les onç}^ qui viennent d'Amérique. Consultez votre cœur, et moquez* vous des jprévenlions qui h^ ^gar^sut» Vn roturier, hftn jnari , ^aul mieux qu'un geutilhoium^ qui tourmente ou qui ruine sa £efuiae. En vous épousant, je 01'obiige à vous rendre heureiise« (et je jr^mplirai mes obligatAOUs. Tel est FabWce, m$ideuv)i8^11a;il «ç mou^e à découwrit , ^t il attend sob ^rnet^

a[Ai>emox8E:Lj.)B ue i^^iisalec.

Monsieur Ujae H balle façpn .de penser «...^ U^e

ai belle ame....

f AB«JCE.

Noo, mademoiselle , je 3Uii$ lua homme fçofmoe un «utra , un homoke CM^me il y «ni ^ beaucoup. Spyei vraie , et point d'éloges.

Eh bien, monsieur » j<s CTiOJb pouvoir vous av,ou^r....

FA.B]aï<iE.

Que mes fsentimen^ vous sonit agréabJ^s? voilà tout lee ]|i» }e dasiislûs. £u dépk de l'^uiveps e^ltier^ Aroos serez ma femme. M^àm^isf^^ j!ai «« r^eproclie à me faire, je me suis introduit ici frauddieu^e-

Page 1