‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 252 sur 340 · ACTE I, SCÈNE XIII. Vjti · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XIII. Vjti

ment ; j'ai menti pour la première fois de ma vie; j'ai trompé monsieur de Forfan ville ; je m'en accuse devant vous, et vous me pardonnerez une faute indigne ^e moi, mais nécessaire pour m'approcher de vous. Certain de vos sentimens, je vais détromper l'homme que j'ai abusé. Son orgueil sera révolté; mais j'opposerai la raison à ses emporteraens. S'il n'entend pas son langage, je l'abandonne à ses chimères; j'épouse ma maîtresse à ses yeux ; j'emmène chez moi mon épouse; je l'établis à la tête de ma fortune et de mon magasin. Ce poste n'est "pas noble ; mais il est honnête , et dût la cabale aristocratique se déchaîner contre moi , la femme estimable est celle qui gouverne sa maison. L'épouse oisive par système , dissipée par inclination, ruine souvent son époux et sa réputation. J'ai la manie des mœurs, et, manie pour manie, je crois la mienne la meilleure. Voici monsieur de Forfanville.

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