IX. 'X
3a'i LE MARCHAND PROVENÇAL.
FORFANVILLE.
Et elle y consent?
FABRICE
Pourquoi non?
FORFANVILLE.
Sans me consulter?
FABRICE
Est-ce vous qu'elle épouse?
. Je l'ai élevée.
FABRICE
Je vous en remercie pour elle.
FORFANVILLE.
Son oncle m'a remis tous ses droits.
FABRICE
Quels sont ses droits, à lui-même? Peut -il vous rendre dépositaire d'une autorité qu'il n'a pas ? "
FORFANVILLE.
Ah! mademoiselle, je n'aurais jamais cru
FABRICE
Qu'elle fut sensible, et qu'un honnête homme pût lui plaire ?
MADEMOISELLE DE KERSALEC.
Pardon, monsieur; mais les sentimens qui m'ont gagnée sont si purs, si raisonnables
FORFANVILLE.
( A part, ) J'enrage. ( Haut. ) Voilà un mariage airquel je ne consentirai jamais.
FABRICE
Cela n'en retardera pas la conclusion.