‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 309 sur 340 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Le Comte de PRÉVAL, CAROLINE, CHARLES, La FI4EUR, Gardes.

LA FLEUR aux gvdn.

Saisissez, enlevez tout.

( Deux gardes a'cmparent de Ciroline, et un uilre court «D aHnet , et reparaii itcc l'eDânt. Le reate de ta tioupe eniîroune CharUi , le ttnt et le saisit. )

CHARLES, H déTendaDt.

Bazile, où es-tu? Ma femme! ma fille)....

( Aux gardes.) Laissez-les, laissez- tes.... Je cèdeà la force...; J'obéis.

LA FLEUR

Emmenei tout cela,

( I«s gaidea les cntrainenl. )

mon ami , et il eût été mon protecteur auprès de vous.

VERSEDIL père

Vous ne répondez rien, monsieur? Mon fils diraitil la vérité?

CHARLES

Je suis incapable de la trahir , même dans cette af&ire, la plus importante de ma vie.

VERHEUIL père, m comte.

Je connais mon fils, et je le crois. Ce qui vient de se passer, votre embarras, votre silence, prouvent votre crime et m'éclair^t. Loin de moi ces amis perfides qui , sous le voile dW feint attachement , servent leurs propres intérêts, et sacrifient tout à l'égoïsme, dernière erreur d'une ame rétrécie et abjecte. Je De consulterai plus que mon coeur, lai seul sera mon guide; si son excessive bonté m'égare, au moins ne me rendra-t-il jamais injuste et tjrannique.

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