IX. 3i
HORTEFTSE, aiec fruichiu.
Oui, il est bien.
marTow.
Une gaîté franche
HORTEnSE, H livrant davantage.
Et pleine d'esprit , Marlon.
M ARTON
C'est ce que je voulais dire. Riant toujours , et montrant,...
HORTEHSE.
Les plus belles dents....
M ARTOH.
Les plus belles dents du monde Et cette fossette à ta joue gauche
HORTENSE. ,
Et ses espiègleries
M ART ON
Charmantes, madame, charmantes.
HORTENSE
L'art n'approche pas de tout cela.
MAHTON.
Il n'en connut jamais ; et quand il vous dit qu'il vous aime, c'est si naturellement....
HORTENS'È, reprenant le ton sévère.
Il m'aime, il le doit,
MARTOW.
Oh! il remplit ses obligations dans toute leur étendue. •
nORTENSIi.
11 sait ce qu'il doit à la reconnaissance.
AUGUSTE
Non, vous n'êtes plus ma cousine... non, je ne dois plus vous voir, puisque.... ËnBn , madame
HOHTEMSE.
Ah! mon ami, comme tu me traites!
ADGtISTE.
Vous vous mariez, vous vous mariez, madame, et vous ne pensez pas à votre pauvre petit nousin.
HOETKjySE.
Je ne vois pas qu'il puisse se plaindre
AUGUSTE
Vous ne le voyez pas.... vous ne le voyez pas.... Je le crois, madame; les droits sacrés de monsieur Mondor
HOKTEMSE.
Ce sont des droits qui doivent vous interdire les regrets , et même le plus léger murmure. *
AUGUSTE
Vous me jugez d'après vous. Vous êtes si raisonnable,
HOBTENSE.
. Qui vous empêche de l'être autant que moi ?
AUGUSTE
Il faudrait avoir votre insensibilité, et j'en suis bien éloigné. Croyez-vous, madame
HORTENSE
Auguste, ne me parle donc plus ainsi, tu m'affliges.
i IIGIISTE.
Sti vous afflige, ma cousine, mon aimable cousine...
488 L'AMOUR Eï LA RAISON.
AUGUSTE
lA coDgédïer 1 la cbogédier ! Mondor est conlie moi, vous Êtes contre moi, tout l'univers est contre moi ; il ne me reste que Marton , et vous voulez vous en défaire ! Hé bien ! madame , congédiez - la , je la prendrai à mon service.
HORTEKSE.
Oui , je vous le conseille , cela serait charmant. AUGUSTE.
Votre Mondor me déplaît à lin point.... je le hais, au moins, je vous en avertis ; je le tuerai.... oh! je le tuerai.
HORTENSE
Parlons raison , mon .enfant.
AUGUSTE
Il n'y a raison qui tienne, c'est dit, je le tuerai.
HORTEKSE.
Monsieur, il a droit à vos respects.
A DGll STE.
Je n'ai jamais appris à respecter un rival.
nORTEMSE.
Continuez, monsieur, compromettez-moi, exposez niu réputation , affligez un galant homme....
AUGUSTE
Vn galant homme.,., qui veut vous épouser!
HORTENSE
Quel homme faut-il donc qurf j'épouse?
AUGUSTE
Moi, madame, moi.