‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 319 sur 340 · SCENE VIIL · texte numérisé non relu

SCENE VIIL

MorrDOR.

Et peut-être a-t-elle aujourd'hui ample matière à réfléchir?

MARTON

Ses réflexions me sont étrangères, monsieur; ses incommodités me sont connues, parce que je dois ignorer les premières , et que mon devoir est de soulager les secondes.

MONDOR

Tu as de l'esprit, Marton.

MARTOW.

Vous êtes bien bon , monsieur.

MONDOR

Tu veux me voir venir, jouer avec moi de finesse; je vais te forcer à répondre catégoriquement. Je compte épouser ta maîtresse.

Elle a pris son parti là-dessus.

MONDOR

Ah! elle a pris son parti là-dessus. Pour une fille d'esprit , l'expression est un peu hasardée.

MARTON

Selon la civilité, cela se peut; selon la vérité, il n'en est pas de plus exactement littérale.

MONDOR

C'est-à-dire, que ta maîtresse n'a pas d'amour pour moi.

M A RTC N.

Je ne crois pas, monsieur.

5o'j L'AMOUR ET

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