SCÈNE IX. 5o
HORTENSE, contrainte.
Je VOUS attendais avec impatience.
moVdor.
J'étais , madame , plus impatient que vous encore.
HORTENSE
Je vou§ dois des excuses, monsieur; une légère indisposition..... «
MONDOR, finement.
Je le sais, madame, je le sais laissons cela, et
parlons d'abord de ce qui vous touche personnellement. Voilà votre portefeuille, je vous le remets dans un état que vous ni moi n'osions espérer. Votre fortune était incertaine; elle est assurée maintenant, et de ce côté ma tâche est remplie.
HORTEIfSE, prenant le portefenille.
Mille grâces, monsieur....
MOWDOR.
Il me reste à parler d'un article qui peut-être n'intéresse que moi.
HORTENSE
Que vous, monsieur?
MONDOR
Ou qui, dû moins, m'intéresse plus que personne; notre mariage, madame.
M A R T O N , à part.
Ah! voilà le diable.
HORTENSE
Vous n'avez plus d'intérêts qui ne soient les miens , monsieur, et un hymen qui peut assurer votre félicité , doit remplir tous mes désirs.
MOIVOOK, ïpart.
Dort remplir! [Haut. ) Mon coeitr me dit de vous rroire.
HOKTENSK,
Et votre délicatesse vous en fait une loi.
MUHDOB.
Supérieureiçent raisonné, madame. Cependant, je veux vous mettre à votre aise. Vous m'avez promis votre main dan-s un de ces momens où la douleur ferme lame à toute autre sensation. Mes soins, mes services vous ont fait persévérer dans ce dessein ; mais je suis loin de prétendre que vous mettiez plus d'importance à ce que j'ai fait pour vous, que je n'y en attache moi-même : je suis loin d'abuser de votre consentement, de votre reconnaissance, pour vous imposer des lois qui pèseraient à votre cœur,
HORTESSE, embarrassée.
Qui pèseraient à mon coeur? le croyez-vous, monsieur ?
MARTON, à pari.
Il aurait tort.
Il ne s'agit pas de mon opinion, madame; c'est di* votre bonheur futur qu'il faut nous occuper. Jai cinquante ans , je ne suis pas beau, et j'ai des défauts tout comme un autre.
HORTEMSE.
J'ai aussi les miens, monsieur; et si vous exigez utie épouse parfaite....