HORTENSE, MARTON
HORTENSE
Hé bien, Marton!
MARTOIV.
Hé bien, madame!
HORTENSE
Que dis-tu de cette explication?
Elle n'est pas d'un bon augure.
HORTENSE
Devais-je m'y attendre ?
MARTON
Oh ! non , sans doute.
HORTENSE
S'il m'ieût jamais écrit ce qu'il vient de me dire...
MARTON
Les choses seraient moins avancées, je le crois.
HORTENSE
Mais qu'a-t-il? Que me veut-il? Réponds, réponds donc , car cela est fait pour inquiéter , ' au moins.
MARTON
Les hommes sont si bizarres!
HORTENSE
Il était avec toi, que te disait-il ? Que lui répondais-tu? Aurais-tu donné matière à des soupçons?...
MA RTON.
J'ai été impénétrable.
HOHTENSE,
Ou t'a donc aussi questionnée ?
M&.RTON.
Pendant une heure.
HOKTEVSE.
El tu n'as convenu de rien ?
M ART ON
Convenu, de quoi, madame?
HORTEH8E.
Hé, mon dieu, vous m'entendez de reste! Mais vous êtes ingénieuse à me tourmenter.
MARTON
Hé bien! j'ai nié, madame; j'ai nié obstinénienl.
Vous avez nié ! Et qu'avez-vous nié ?
H ARTOH.
Cl- dont je ne pouvais convenir sans vous compromettre.
HORTKHSE.
Des bévues ou des impertinences, voilà tout ce que vous faites, voilà tout ce que vous savez l'aire.
STARTOK,
Mais, madame, il y a un désordre daus vos idées...
HOBTENSE.
Ce désordre est daus votre tête, mademoiselle. Avoir aussi peu d'intelligence, cela est inconcevable! et me répondre énigniatiquement,,.. Elle ne sauvera rien à ma délicatesse. Voyez si elle parlera.
Mais je lie sais c[ue dire, moi, madame, en vérité.
5io L'AMOUR ET LA RAISON.
défends : je crois bien faire et je suis blâmée. Parler d'Auguste , n'était-ce pas mettre à des bagatelles une importance.... {finement^ une importance que vous n'y attachez pas, puisque vous n'aimez pas cet enfant.
HOHTENSl!.
Je ne l'aime pas! Je ne l'aime pas!.... Mon , sam doute, je ne l'aime pas ; mais ces soupçons de Mondor, sur qui peuvent-ils tomber, si ce n'est sur Au< guste? Vous verrez que je serai forcée de l'éloigner, et vous en serez l'unique cause.
HARTOR.
Mais , madame , s'il était nécessaire de le rappeler au souvenir de monsieur Mondor, qui vous a empêchée d'en parler vous-même, et de....
HORTENSE
J'en aurais parlé à Mondor, quand j'ose à peint? vous en parler, à vous; quand je ne puis y penser sans une émotion... bien innocente à la vérité, mais
dont Mondor se serait aperçu ! sais-je ce qu'il se
serait imaginé? Pauvre Auguste! tu seras malheureux! je le serai de ta peine, et cela, parce que cette fille veut avoir de l'esprit. Quelle sotte pi'étention ! sur quoi est-elle fondée ? Je voudrais ne vous avoir jamais vue.
MAHTOK, U «niïant d'un ton ïnppllant.
Madame, madame.
HOKTENSE, lorual.
Ne me suivez pas , je vous le défends.
jn L'AMOUR ET LA RAISON
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C'est à peu près la tiuttic chose.
Quand on prévoit, si bien les coli|)s ,
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pas son enjeu.