A M. DARMILLY
Gentilhomme de Touraine , sous le nom de Damer. Sonnet.
e t'étonne, Damer, de voir la conscience ('), L'honneur qu'on doit aux loix, la foy ni la ^) raison, [saison.
Non plus que des habits qui sont hors de N'estre point approuvés parmi la bien- séance.
Ne t'étonne de voir mépriser la science , L'impiété par tout épandre son poison , Et l'Etat, dépité contre sa guerison.
Courir à sa ruine avec impatience.
Ne t'étonne de voir le vice revestu Des mesmes ornements qui parent la vertu, La richesse sans choix injustement éparse.
Si le monde fut pris des plus judicieux Pour une comédie au temps de nos ayeux, Peut-estre qu'à présent l'on veut joiier la farce.
Celuy de qui la cendre est dessous cette pierre (a) Avecque peu de bien acquit beaucoup d'honneur,