AUTRE MADRIGAL
Mon cœur soûpiroit sans raison Le mal qu'enduroit ma cruelle, Puisqu'il perd en sa guerison L'heur qu il avoit d'estre auprès d'elle. Je ne puis plus garder ses pas De porter ailleurs ses appas.
Quoy que je fasse ou que je die, Voyez comme je suis traite !
Si )'ay pleuré sa maladie, Je pleure aujourd'huy sa santé.