‹ Œuvres complètes de Racine (volume 2)Chapitre 130 sur 154 · Racine a écrit s'assisent pour la stronde fois · texte numérisé non relu

Racine a écrit s'assisent pour la stronde fois

Ils sont instruits clans la sainteté, dans la justice, dans la science de bien gouverner les familles et les républiques, dans la connoissan('(; dt> ce qui est véi'itul)Ieinont bon ou de ce qui est véritablement mauvais, et de ce qui est indidérent, dans la pratique des choses honnêtes, et dans la fuite de celles qui leur sont contraires, apprenant à se conduire sur trois principes ou sur trois règles foiidami'utales : l'amour de Dieu, l'amour de la vertu et l'amour du prochain.

L'amour qu'ils ont pour Dieu paroît en une infinité de choses : premièrement, par la chasteté continuelle et inviolable qu'ils gardent toute leur vie, ensuite par l'horreur qu'ils ont de tout jurement et de tout mensonge, et par la créance où ils sont (|ue Dieu est l'auteur de tous les biens, et qu'il ne le peut être d'aucun mal.

L'amour qu'ils ont pour la vertu paroît en ce qu'ils n'aiment ni les richesses, ni la gloire, ni les plaisirs; il paroît encore par leur tempérance et leur patience, par leur frugalité, par la simplicité de leur vie, par la facilité de leui' huiiieui-, par leur modestie, par le respect qu'ils perlent aux lius, |)ar l'uniformité de leurs actions, et par toutes les autres choses semblaliles.

Enfin, ils fout paroître l'amour qu'ils ont pour le prochain, par l'union et l'égalité parfaite et inexplicable dans laquelle ils vivent les uns avec les autres, et par la communauté de biens dont ils font profession, et dont je crois qu'il ne sera pas mal à propos de dire ici (pieUpie chose.

Premièrement, nul d'eux n'a aucun logement qui ne lui soit commun avec tous les autres; car, outre qu'ils vivent plusieurs en une même communauté, ils y reçoivent aussi à bras ouverts ceux de leur profession (pii les viennent visiter.

Ils n'ont qu'un même lieu où ils renferment tous les meubles et toutes les autres choses qui leur sont nécessaires pour leur ménage ; leurs dépenses sont communes aussi bien que leurs vêtements et leur nourriture, mangeant tous en un même réfectoire.

Je sais qu'on ne trouvera point, eu quehpio autre lieu que ce soit, des personnes qui n'aient ainsi qu'une même maison, qu'un même genre de vie, et qu'une même table. Mais pour eux, n'ontils pas raison de le faire ? puisque, de tout ce qu'ils reçoivent

d'ordinaire à la fin do la journée pour récompense de leurstravauN, ils ne s'en réservent aucune chose; mais ils apportent tout en commun pour en accommoder ceux qui peuvent en avoir besoin.

Ils n'abandonnent point leurs malades comme des personnes inutiles, et qui ne peuvent gagner de quoi vivre ; mais ils ont toujours en réserve tout ce qui est nécessaire pour les maladies, et n'épargnent rien qui puisse servir au soulagement de leurs malades.

Ils honorent extrêmement les vieillards, et ils ont pour eux le même respect, le même soin, que de bons et charitables enfants auroient pour leurs pères, leur donnant toute sorte d'assistance corporelle et spirituelle.

A'oilà quelle est l'excellence et la sainteté que ces généreux athlètes de la vertu reçoivent de la véritable ]ihilosophie, qui, sans leur donner tous ces titres vains et ambitieux que les Grecs s'attribuent, leur propose pour exercices ces actions si saintes et si louables qui établissent l'âme en une parfaite liberté.

LETTRE DE L EGLISE DE SMYRNE T011CH.\NT LE M.iRTVRE DE SAI^T I'0LÏC.4RPE.

L'Église de Dieu qui est dans Smyrne, à l'Église de Dieu qui est dans Philomélie, i et à toutes les autres Églises de la terre qui composent l'Église sainte et catholique,

Oue Dieu le père, et son fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ, répande sur vous avec plénitude sa miséricorde, sa paix et son amour.

Nos très-cliers frères, nous vous envoyons le récit des combats de quelques-uns do nos martyrs, et particulièrement du bienheureux Polycarpe, qui a comme scellé de son sang la persécu-

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