la marge : Eusèb., liv. IV, c
Polycarp. serviie Cliristo cœpit aiino Clir. 83. Episc. créât., au plus tard en 98 de J.-C, s'il est viai, comme dit Tertullien, De prœscrip., c. xxxii, et tusèlie, lib. 111, c. xxx\, et saint Jérùme. De scr. eccles., qu"il ait été sacré évêque de Sniyrne par l'apôtre saint Jean. Voy. Usser. in l'olyc. açt., p. 01 i;i 6'2. Selon ce calcul, qui paroit indubitable, il a été plus de soixantedix ans évêque. (Note de Racine.)
LA VIE DE SAINT l'OI.YCAUPE. 4!53
Cl' fui lui qui, t'^tant vomi ;\ Romo sous le pontificat d'Anicet, ramona à TKglise do Dion plusieurs de ceux que ces malheureux hérétiques avoient arrachés de son sein, publiant partout qu'il n'avoit reçu des apôtres que la seule et unique vérité qui étoit enseignée par ri'lglisi!.
Il y a encore aujourdMiui des personnes q\u lui ont autrefois entendu dire que Jean, le disciple du Seigneur, étant à Éphèse, alloit un jour pour se laver, et (pi'ayant trouvé Cerinthe dans le bain, il en sortit aussitôt avant que s'être lavé, en disant: Retirons-nous pi-omptoment, do pour que le bain où est Cerinthe, cet ennemi de la vérité, venant ;\ toml)er, nous ne nous trouvions enveloppés dans ses ruines.
Aussi Polycarpe lui-même ayant rencontré un jour Marcion, qui se présenta devant lui en lui disant : Voilà Marcion devant vous ; il faut qu'aujourd'hui vous le connoissiez. — Je vous connois déjà bien, répondit-il, je sais que vous êtes le fils aîné du démon. Tant les apôtres et leurs disciples ont fait scrupule d'avoir le moindre commerce, non pas même d'un simple entretien, avec les hérésiarques qui falsifioicnt et corrompoient la vérité ecclésiastique.
Nous avons aussi une excellente lettre que Polycarpe écrivit aux Pliilippions, et c'est là ipio tous ceux (|ui ont quelque soin de leur salut peuvent apprendre, s'ils veulent, quelle a été la foi que ce grand saint a tenue, et la vérité qu'il a enseignée.
Le bienheureux Polycarpe étant venu à Rome sous le pontificat d'Anicet, ' ils traitèrent ensemble sur quelques petits différends qui étoient entre eux, et ils les accordèrent aussitôt, ne voulant pas même entrer dans une dispute contentieuse touchant le jour de la célébration de la Pàque, qui étoit leur principal différend ; car Anicet ne pouvoit pas persuader à Polycarpe de ne. point garder une coutume qu'il avoit toujours pratiquée avec Jean, le discipl<; lie Notre-Seigneur, et avec les autres apôtres, en la compagnie desquels il avoit vécu, non plus que Polycarpe ne pouvoit
1. An 107, ex Baron, et Po.tav.; 5, M. Aur. 1. Anic. — Id. Iren. in epist. ad Vict. apitd Eus., lib. V, c. xxiv. (Note de llacine )
Anno 167, ex Baronio et Petavin, quin'o ,iV. Aurelii, primo Aniaeli (l'an deJ.-C. 107, le 5«du règne de Marc-Aurèle, le I" du pontificat d'Anicet)^
Idem Irenœus, in epistola ad Victorem apud Eusebium, etc.