‹ Œuvres complètes de Racine (volume 2)Chapitre 43 sur 154 · Tome XII, p · texte numérisé non relu

Tome XII, p

rêls des Espagnols , qui ne manquoient pas de leur côté de lui faire des offres avantageuses. 11 mourut peu de jours après qu'il fut arrivé à Rome , où il tomba malade d'une grosse fièvre que lui avoient causé la fatigue du chemin et les grandes chaleurs de l'automne.

Les secrets du Cardinal étoient' souvent trahis et révélés aux ennemis par des domestiques infidèles et intéressés. Le Cardinal fermoit les yeux pour ne pas voir leur friponnerie; et c'étoit là la plus grande récompense dont il payoit leurs services, comme il punissoit leurs infidélités en ne les payant point de leurs gages.

11 ne donna pas un sou au courrier qui apporta la nouvelle de la paix de Munster, et ne lui paya pas même son voyage , là où l'Empereur donna un riche présent et mille écus de pension à celui qui la lui apporta. La reine de Suède fit noble son courrier. Servien étoit au désespoir de cette vilenie.

Le même Siri, tome XIII, p, 930, dit que ce cardinal avoit l'artifice de trouver toujours quelque défaut aux plus belles actions des généraux d'armée , non pas tant pour les rendre plus vigilants à l'avenir, que pour diminuer leurs services, et délivrer le Roi de la nécessité de les récompenser. Il dit cela à l'occasion de la prise de Tortose par le maréchal de Schomberg.

Dans- la cession que l'Empereur et l'Empire faisoient du landgraviat de l'Alsace à la France, on n'exceptoit

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