‹ Œuvres complètes de Racine (volume 2)Chapitre 46 sur 154 · Siri, tome XIII, p. 12i. (Lisez · texte numérisé non relu

Siri, tome XIII, p. 12i. (Lisez

2. Frodéric-ArmaïKl de Schomberg, tue au combat do la Boyne, en Irlande, en IG'JU.

formèrent en Bohême pour l'Electeur, et mourut âgé de trente-trois ans, avant que ce prince fût élu roi.

M. de Schomberg n'aAoit que sept ou huit mois à la mort de son père. Il dit que l'Électeur voulut être son tuteur, et nomma quatre commissaires pour administrer son bien. Il prétend de grandes sommes de Monsieur l'électeur Palatin pour celle administration, dont on ne lui a pas rendu compte.

Il se trouva, âgé de seize ans, à la bataille de Nortlingue, où le duc de Veymar fut défait. Il se trouva aussi à la fameuse retraite de Mayence.

M. de Rantzau lui donna une compagnie d'infanterie dans son régiment. Il se trouva à la retraite de devant Dôle, sous le même M. de Rantzau.

Il fut fait commandant dans Verdun-sur-Saône, avec un bataillon, et se trouva au secours de Saint-Jean-de- Laune, assiégé par Galas, la même année du siège de Dôle.

Ilermenstein ayant élé pris par les ennemis, le cardinal de Richelieu, piqué au vif de celte perle, donna ordre à M. de Ranlzau de lever en Allemagne douze nulle hommes. Ranlzau fit celte levée fort lentement, s'amusa vers Hambourg, et se maria à sa cousine, et se laissa enlever un quartier. Pour avoir sa revanche, il envoya Schomberg avec des troupes pour enlever un quarlier des ennemis qui étoient dans Northausen. 11 tomba sur une garde de dragons qui étoient hors de la jilace , et entra dedans pêlemêle avec les fuyards. Il étoit alors major du régiment de cavalerie de Rantzau, et avoil, outre cela, une compagnie franche de dragons. Vers ce temps-là, le cardinal de Richelieu, mécontent de Rantzau, le congédia.

Schomberg se maria; et parce que l'Empereur avoit fait confisquer tous ses biens, il quitta le service de la France.

Ennuyé d'être sans rien faire, il alla en Hollande, où le prince Ilenri-Federic' lui donna une compnsinio de cavalerie. JI. de Turenne avoil alors un régiment d'infanterie. Il entra dans la conlidence du prince Guillaume, malgré l'aversion de la princesse douairière, fdle du prince de Solms. fjue le père de Scliond)erg refusa d'épouser, et qui étoit venue en Hollande avec la reine de Bohême, dont elle étoit fdle d'honneur.

|j' |)rince ("luiliaiimc lui communiqua son dessein sui" Amsterdam, (|ui fui entrepris de concert avec la France et la Suéde. Schomberg donnoit avis de toutes choses à iServien. Ce fut lui qui arrêta dix ou douze des états, du nombre desquels étoit le père de d'Wit, et il les remit entre les mains du capitaine des gardes du prince.

Le prince de Galles, peu de temps après, avoit résolu de faire une descente à Yarmout, et Schomberg le devoit suivre. Le prince d'Orange a\oit ])répar<* pour cela des troupes et des vaisseaux. Mais le prince de Galles n'osa exécuter ce dessein, de peur d'irriter le Parlement, qui lenoit le Roi prisonnier dans l'île d'Wigt. Le prince d'Orange, épuisé, et par la dcpeuse qu'il avoit faite pour cette entreprise, et par l'argent qu'il envoyoit souvent à la Reine mère, réfugiée à Paris, déclara au Prince qu'il ne pouvoit plus se mêler de ses affaires.

Le prince Guillaume mourut peu de temps après. Schomberg avoit promis de mener des troupes en Ecosse au service du roi d'Angleterre; mais ce prince, ayant perdu la bataille de Yorcester, vint ;i Paris, où il conseilla à Schomberg, qu'on regardoit conmie Anglois, et dont la mère étoit Angloise en effet, d'acheter la compagnie des

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