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envoya ce dernier livre ;ï Innocent \, avec une iellre où il désavouait beaucoup de choses qu'il avoit avancées dans le premier, deniamloil pardon des l'aulns où il y étoit tombé, et déclaroit qu'à l'avenir il soutiendroit de toute sa force les droits de l'Église : tout cela, comme il l'avouoit lui-même dans une antre lettre, pour avoir ses bulles, qu'il eut en Ki'i/. Il ii'i'loil (|ue tonsuré; il se fit ordonner prêtre après avoir reçu ses bulles à Barcelone, où autrefois saint Paulin fut ordonné prêtre, mais malgré lui.
Peu de temps après, il écrivit de sàif/iiltiri Primat a Piiri, pour faire plaisir à Innocent X, ensuite ime lettre de l'autorité des papes envers les conciles généraux.
En Idhli, il avoit été fait visiteur général de la Catalogne, avec une juridiction sur les troupes, et avec le soin des finances. En 1651 , il partit de Barcelone, et fit son entrée à Conserans. L'annc'e d'après, il fui nommé à l'archevêché de Toulouse. Il écrivit fort humblement à Innocent X pour avoir ses bulles, et se comparoit à Exupère, qui, ayant été président en Espagne, fut élevé par Innocent !'■'■ à l'évêché de Toulouse. Sur quoi lîaluze remarque que son Mécénas (car c'est, ainsi qu'il appelle toujours Marca) fit un mensonge de dessein formé pour chatouiller les oreilles du Pape; car l'Exupère qui fut évêque de Toulouse n'étoit point l'Exupère qui exerça la magistrature en Espagne. Baluze rapporte qu'ayant appris qu'tni auteur l'avoit accusé de s'être trompé sur ce fait d'histoire, il rioit de la simplicité de cet auteur, qui n'avoit pas pris garde qu'il s'agissoit d'avoir ses bulles, et qu'il falloit tromper le Pape, qui ne lui étoit pas d'ailleurs fort favorable.
Le Pape le soupronnoit fort mal à propos d'être janséniste, et ne lui envoyoit point ses bulles; mais heureusement ce pape ayant publié alors sa constitution contre
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Jansonius, et Marca l'ayant reçue avec grande joie, on lui
envoya ses bulles.
En 1656, il fut dt'puté à l'assemblée du clergé, où il soutint si \ igoureusement les intérêts du saint-siége, que le pape Alexandre VII l'en remercia par un bref. C'étoit lui qui écrivoit toutes les lettres du clergé au pape.
Comme il avoil honte d'être si longtemps absent de son diocèse, pour lever son scrupule, ou le lit ministre d'État. Durant les conférences de la paix, il fut un des commissaires pour régler les limites des deux royaumes du côté des Pyrénées. Ses décisions furent suivies, c'est-à-dire que les ccmtés de Roussillon, de Conflans, le Capsir et le \al-de-Quérol, avec une grande partie de la Cerdagne, demeurèrent à la France. Après la mort du cardinal, le Roi le mit de son conseilde conscience, avec l'archevêque d'Auch,' l'évêque de Rhodez- et le P. Annat. Peu de temps après, il fil un traité de l'infaiHihilili' du Pape, qui est son dernier ouvrage.
Le 25 février 1(5(5'2 , la duchesse de Retz apporta au Roi la démission du cardinal de Retz pour l'archevêché de Paris, qu'il avoit signée à Commercy le 13 février. Le jour même, le Roi appela Marca dans son cabinet, lui dit qu'il le faisoit archevêque de Paris, et écrivit lui-même au Pape pour avoir ses bulles. Marca tomba malatle le 10 mai suivant, reçut le 12 juin des lettres de Rome qui l'assuroient de sa translation à l'archevêché de Paris, en témoigna une grande joie, et mourut le 29 juin, laissant nu lils, qui avoit sa charge de premier président, et l'abbaye de SaijU-Aubin d'Angers. Marca mourut à soixante-