LV
Monsieur rarchcvOquo de Heims iv'pondit cà l'évêque d'Autuii, qui lui uioutroit uu beau bulïel d'argent en lui disant qu'il éioii pour les pauvres : « Vous pouviez leur en épargner la l'acoii. »
Quand il t'ul coadjuteur, sous le titre de >'aziance, les révérends pères... lui vinrent demander sa protection; il leur dit : « Je n'ai point de pouvoir à Reims; mais à Nazianci', lanl que vous \oudrez. »
On dit qu'à Strasbourg, quand le Roi y fit son entrée, les députés des Suisses l'étant venus voir , l'archevêque de Reims, qui vit parmi eux l'évêque de Râle, dit à son voisin : n C'est quelque misérable apparemment que cet évèque? — Gomment! lui dit l'autre, il a cent mille livres de rentes. — Oh, oh! dit l'archevêque, c'est donc un honnête homme ! » Et il lui lit mille caresses.
Milord Roussel, qui a eu depuis peu le cou coupé à Londres, en montant à l'échafaud donna sa montre au ministre qui l'exhortoit à la mort : « Tenez, dit-il, voilà qui sert à marquer le temps; je vais compter [)ar l'éternité. » Ce ministre étoit M. Burnet,
PIERRE DE irARCA
11 fui nourri de lait de chèvre les quatre premiers mois. Il se maria, eut plusieurs enfants, et demeura veuf en 1632. Il étoit alors conseiller au conseil de Pau ; et lorsqu'en 16iO' Louis XIII érigea ce conseil en parlement, il fit ^larca président.
On disoit que le cardinal de Richelieu, dans le dessein de se faire patriarche en France, avoit fait faire par M. Dupuy le livre des Liberlh de l'Église gallicane. Il parut un livre intitulé Opta/us Galhis, contre le livre de M. Dupuy. Marca répondit à ce livre par ordre du Cardinal, et ce fut le sujet qui lui fit faire son livre de Conrordia snrerdotii et impcrii, l'an lOil. La même année, le Roi le nomma à Tévêché de Conserans. On lui refusa assez longtemps ses bulles, à cause de ce livre, dont plusieurs endroits avoient choqué la cour de Rome. Après la mort d'l]r!);iin VIII. Innocent X fit encore examiner ce livre, et apportoit bien des longueurs aux bulles de Jlarca, qui en ce temps-là même fit un écrit pour expliquer son dessein sur la publication du livre de Concordia, etc., le soumettre à l'autorité et à la censure du saint-siége, et prouver que les rois étoient les défenseurs, et non pas les auteurs des canons; que les libertés de l'Église gallicane consistoient dans la pratique des canons et des décrétales , et beaucoup d'autres choses peu avantageuses aux rois. Il